Lundi 31 août 2009
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Vincent Eblé, Président du Conseil général, a rencontré ce lundi 31 août Christian Blanc, Secrétaire d’Etat chargé du développement de la Région Capitale, pour évoquer le projet de loi sur le Grand
Paris qui devrait être présenté en Conseil des ministres à la mi-septembre.
Vincent Eblé a tout d’abord réaffirmé la volonté de la Seine-et-Marne d’être pleinement partie prenante des réflexions et des projets en cours sur l’avenir de la métropole.
Le Président du Conseil général a ainsi redit qu’il s’opposerait résolument à tout projet qui tournerait le dos aux départements de la grande couronne ou qui, en concentrant les richesses et les
financements sur le cœur de l’agglomération, viendrait renforcer les inégalités au sein de l’Ile-de-France.
Pour Vincent Eblé, la Seine-et-Marne est plus que jamais décidée à faire valoir ses atouts (opportunités foncières, pôles d’excellence autour des territoires en forte croissance, ressources en eau,
patrimoine naturel et historique, population jeune, etc…) et doit être considérée à sa juste place par le gouvernement. C’est d’ailleurs une des raisons d’être du projet départemental de territoire
dont elle a engagé l’élaboration.
S’agissant du projet de loi proprement dit, si Vincent Eblé se montre tout à fait favorable au projet de nouvelle ligne de métro automatique autour de Paris à condition qu’il desserve la
Seine-et-Marne, il émet les plus grandes réserves sur les modalités de sa mise en œuvre.
L’avant-projet de loi du gouvernement prévoit, en effet, de faire porter cette infrastructure par un établissement public d’Etat qui excluera de fait les collectivités locales et dérogera
totalement aux règles de droit commun de l’urbanisme.
L’Etat se réservera, en outre, la maîtrise foncière dans un rayon d’un kilomètre et demi autour des nouvelles gares. Concrètement, cela signifie que les maires et les populations concernés pourront
se voir imposer par l’Etat des projets d’urbanisation sans qu’ils y soient associés.
Pour Vincent Eblé, une telle perspective est inacceptable. Elle revient à tirer un trait sur 25 ans de décentralisation. L’histoire récente montre malheureusement que l’Etat n’a pas toujours été
très inspiré lorsqu’il a décidé seul de grands projets d’aménagement, singulièrement en Ile-de-France !
Pour le Président du Conseil général, il est clair que les Seine-et-Marnais et les élus qui les représentent doivent avoir leur mot à dire dans ces projets essentiels pour l’avenir de notre
département.
Enfin, Vincent Eblé souligne, qu’à ce jour, le financement de ce coûteux projet est loin d’être résolu. Il ne saurait être question qu’il se fasse au détriment des travaux urgents d’amélioration
des lignes de RER A, B et D qu’attendent de très nombreux Seine-et-Marnais et qui sont inscrits au plan de mobilisation pour les transports d’Ile-de-France adopté en juin dernier par la Région et
le Département.