Vendredi 15 janvier 2010
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A l'initiative de trois associations, l'Association nationale des centres d'interruption de grossesse et de contraception (ANCIC), la Coordination des associations pour le droit à l'avortement
(CADAC) et à la contraception et le Planning Familial, une pétition nationale vient d'être lancée. En effet, de réelles menaces pèsent sur l'accès à l'avortement. La loi Bachelot "Hôpital Santé
Territoire" accèlère la logique de rentabilité à l'hôpital. Elle impose aux établissements hospitaliers restructurations, fusions, regroupements... Son objectif : diminuer les dépenses à tout prix,
travailler plus avec moins de personnel... Cette politique signifie le démantèlement des structures qui pratiquent les interruptions volontaires de grossesse. Rien n'a été fait pour le maintien de
cette activité malgré les affirmations des pouvoirs publics. Il s'agit d'une atteinte grave à l'obligation d'organiser l'offre de soin en matière d'avortement à l'hôpital public, une remise en
cause de la qualité des soins. Délais d'attente importants, refus de la prise en charge en particulier des mineures et des étrangères sans papiers, quota d'IVG, sectorisation et fermetures de
structures sont la traduction concrète de cette politique pour les usagères. Ce processus de dégradation répond autant à des objectifs idéologiques qu'économiques. C'est la liberté des femmes de
décider d'avoir ou non des enfants qui est remise en cause. Parce que l'avortement est un droit humain fondamental, nous demandons le maintien des structures existantes et l'ouverture de nouveaux
lieux dédiés à l'avortement, pour une véritable égalité d'accès pour toutes par une offre de proximité partout en France.
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